The Story

C’est en prenant le temps de fignoler sa formation que Roland TchakountÈ en est arrivÈ ‡ obtenir le groupe qui convenait le mieux non seulement ‡ sa musique mais aussi ‡ sa personnalitÈ et c’est en restant fidËle ‡ ceux qui sont autant ses amis que ses musiciens que le chanteur et guitariste franÁais d’origine camerounaise revient avec un nouvel album, le quatriËme tous styles confondus mais aussi et surtout le troisiËme en Èlectro-acoustique. Mick Ravassat ‡ la guitare slide et Mathias Bernheim aux percussions ont donc retrouvÈ le griot pour l’accompagner dans un autre voyage et si Roland reste trËs attachÈ ‡ sa langue maternelle, le BamilÈkÈ, c’est en s’Ècartant encore un peu plus de ses racines blues pourtant trËs profondÈment ancrÈes en lui qu’il nous prÈsente un recueil d’une douzaine de compositions pour lesquelles il a fait appel ‡ nombre de ses amis. Devenu le meilleur porte-parole d’un world-blues ‡ la franÁaise, Roland TchakountÈ qui s’exporte aujourd’hui trËs rÈguliËrement pour aller jouer sur le continent nord-amÈricain mais aussi en Asie, en Afrique et un peu partout en Europe n’en oublie pas pour autant ni ses racines ni ceux qui lui ont permis d’atteindre un tel niveau d’aboutissement en lui accordant leur confiance et c’est une fois encore en France et auprËs de ses proches qu’il a concoctÈ ´ Blues Menessen ª, un album fabuleusement ouvert sur le monde dans son entier …

 

C’est paradoxalement son album le plus ÈloignÈ du blues et en mÍme temps son album qui sonne le plus purement blues que nous prÈsente Roland TchakountÈ, cette sensation de douche Ècossaise se voyant encore accentuÈe par des morceaux typiquement apparentÈs au genre et par d’autres beaucoup plus proche du jazz, de la world music ou mÍme carrÈment de la polyphonie ! AccompagnÈ Èpisodiquement de musiciens de jazz comme le batteur Jean-My Truong, le contrebassiste Pascal Sarton o˘ le claviÈriste Leandro Aconcha, l’artiste nous emmËne dans un rÈpertoire plein de classe et de nuances, ponctuant le tout ‡ la demande d’un peu de cuivres servis par Chicka Asamoto (saxophone) et Nicolas Giraud (trompette) ou encore d’harmonica que Christophe Dupeu dÈpose avec un soin tout particulier. De chansons pleines de nostalgie en chansons pleines de vie avec mÍme parfois un lÈger trait d’humour et quelques oeillades vers Lenny Kravitz et Bob Marley sur ´ Soukouss Blues (Nyangsah) ª, le trio pilotÈ par Roland TchakountÈ nous transporte vers de pures merveilles musicales o˘ le BamilÈkÈ est le fil conducteur mais o˘ quelques bribes de FranÁais, d’Anglais et mÍme de Latin surnagent parfois pour encore accentuer les impressions de diversitÈ et de plÈnitude qui se dÈtachent naturellement de l’ouvrage. On saluera les accents purement jazz de ´ Sweet Melody ª, ´ Nju Ne Bala ª ou ´ Yuna ª et ceux purement blues de ´ Yingue ª mais aussi l’ouverture vers les sonoritÈs du dÈsert des ´ A Tchann ª ou ´ Yoh Mama ª et enfin le cachet fabuleusement world de ´ Chunzela ª qui nous pose au beau milieu d’un triangle imaginaire tracÈ entre l’Andalousie, la Corse et le Mali. A la voix pleine de couleur de Roland, ‡ la dualitÈ extrÍmement gracieuse de sa guitare acoustique opposÈe aux Èlectriques de Mick et enfin ‡ la finesse des percussions de Mathias s’ajoutent des arrangements fouillÈs que le trio a pensÈ de maniËre collÈgiale et c’est livrÈ dans un artwork lui aussi trËs soignÈ et accompagnÈ d’un livret trËs complet que ´ Blues Menessen ª trouvera une place de choix dans toute discothËque qui se respecte … On attend maintenant les concerts avec beaucoup d’impatience !

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BLUES MENESSEN

Release Date : 9 octobre 2019
Artist : Noble Chords
Catalog ref. : 004123
Format : Vinyl

 » Ca commence comme un album de John Lee Hooker. Pulsation sourde, atmosphËre lourde et rythmique moite, la prÈsence du vieux bluesman en filigrane. Fan du Healer, Roland TchakountÈ en revendique la filiation dËs le premier morceau.
La surprise vient aprËs lorsque le blues cËde du terrain, s’abandonne un peu et l‚che la bride, en s’ouvrant sur d’autres instruments, d’autres figures de style. FonciËrement acoustique, Tchakounte s’Èloigne alors du delta pour s’abreuver ‡ la mÈlancolie africaine, aux sonoritÈs chaudes du jazz, caresse le piano (Nju ne bala) et trouve l’Èquilibre en s’affranchissant de toute tentative de crossover.
Chaque morceau est franc et massif, se suffit ‡ lui-mÍme, se forge une identitÈ. Pas de « blues du dÈsert » ici, ni de racines africaines, bien que tout cela soit prÈsent, visible et palpable. Pas de morceau « ‡ la faÁon de » mais un paysage variÈ et original qui passe d’un thËme ‡ l’autre sans avoir ‡ se perdre en cours de route. L’ Afrique est toujours prÈsente avec ce chant en pidgin et le blues est bien l‡ dans ces morceaux de bonne et de mauvaise fortune, mais se pare d’ici et d’ailleurs qui en font une musique plus changeante qu’‡ l’ordinaire. C’est John Lee Hooker qui doit faire boom boom de plaisir.